Bien-être et nutrition : quel régime alimentaire pour votre cerveau ?

En cette nouvelle période de confinement, la Team Good Cube Paris se penche sur la question de la nutrition et du bien-être.

Le lien cerveau-nutrition

Pensez-y. Votre cerveau est constamment « en marche ». Il s’occupe de vos pensées, mouvements, de votre respiration, de vos battements de cœur, et de vos sens, il est actif vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, et ce, même lorsque vous dormez. Ce qui signifie qu’il requiert une réserve de « carburant » en permanence. Ce « carburant » provient des aliments que vous consommez et les nutriments qui composent ce carburant font donc toute la différence. Pour faire simple, ce que vous mangez affecte directement la structure, ainsi que les fonctions de votre cerveau et à plus long terme, votre humeur.

Tout comme une voiture de luxe particulièrement onéreuse, votre cerveau fonctionne de façon optimale lorsque vous lui donnez un carburant premium.

Consommer des aliments dits de haute qualité, riches en nutriment, vitamines, minéraux et antioxydants nourrit votre cerveau et le protège également du stress oxydatif ou des « déchet » (radicaux libre) produits lorsque le corps consomme de l’oxygène, et qui peuvent endommager vos cellules.

Malheureusement et tout comme une voiture de luxe, votre cerveau peut également être abîmé lorsque vous ingérez tout ce qui s’avère ne pas être du carburant premium. Si des substances que l’on pourrait qualifier de basse-qualité (comme par exemple les aliments industriels modifiés ou les sucres et grains raffinés) se frayent un chemin jusqu’à votre cerveau, ce dernier peine généralement à s’en débarrasser.

Par exemple, les régimes alimentaires riches en sucre raffinés sont particulièrement nocifs pour votre cerveau. En plus de dramatiquement endommager la régulation d’insuline de votre corps, les sucres raffinés provoquent également des inflammations ainsi que du stress oxydant.

De nombreuses études ont d’ailleurs pu démontrer qu’il existait une corrélation entre un régime riche en sucres raffinés et des fonctions cérébrales endommagées avec de plus une aggravation des symptômes des troubles psychologiques de l’humeur, tel que la dépression.

Votre bien être et la nutrition sont donc bels et bien liés. Si votre cerveau est privé d’une nutrition de qualité, ou si des radicaux libres ou cellules nocives et inflammatoires circulent librement dans l’espace confiné de votre système cérébral, en provoquant par ailleurs un endommagement des tissus, des conséquences sont bien entendu à prévoir.

On pourrait juger curieux le fait que la communauté médicale soit passée outre le lien certain entre bien-être et nutrition pendant de nombreuses années. Heureusement, de nos jours, cela a bien changé, et ce notamment grâce au développement de la psychiatrie nutritionnelle, une discipline dédiée à la compréhension de l’impact de votre nutrition sur votre bien-être ; et qui a d’ores et déjà été en mesure de trouver des conséquences et des corrélations non seulement entre ce que vous mangez, ce que vous ressentez, la façon dont vous vous comportez sur le long terme, mais également les bactéries présentes dans votre système digestif.

Comment les aliments que vous consommez affectent votre humeur ?

La sérotonine est un neurotransmetteur qui permet de réguler votre sommeil, votre appétit, qui contribue à tempérer vos humeurs mais aussi à inhiber la douleur.

Et puisque 95% de votre sérotonine est produite dans votre conduit gastro-intestinal, qui est lui-même tapissé de centaines de millions de cellules nerveuses - ou neurones, l’idée que les mécanismes internes de votre système digestif ne servent pas uniquement à digérer vos aliments, mais également à guider vos émotions dans une certaine mesure, ne semble donc pas si absurde.

De plus, les fonctions de ces neurones, ainsi que la production de neurotransmetteurs tels que la sérotonine sont très hautement influencés par les milliards de « bonnes » bactéries qui composent votre microbiome intestinal.

En effet, ces bactéries jouent un rôle absolument essentiel dans le cadre de votre santé. Elles protègent activement vos parois intestinales et s’assurent de construire une puissante barrière contre les toxines et « mauvaises » bactéries ; elles limitent les inflammations ; améliorent la façon dont vous absorbez les nutriments ; et enfin, assurent le bon déroulement des échanges qui s’effectuent entre votre système digestif et votre cerveau. Des études ont comparé des régimes « traditionnels » typiques d’autres pays à un régime « occidental » moyen. Les sujets soumis à des régimes dit traditionnels méditerranéen et japonais ont révélé un taux de risque de dépression entre 25 et 35 % inférieur à celui décelé chez ceux adeptes du régime dit occidental.

Les scientifiques s’appuient sur les aliments présents dans ces régimes afin d’expliquer cette différence. En effet, les régimes dit traditionnels tendent à être bien plus riches en fruits et légumes, grains non raffinés, mais aussi en poissons et fruits de mer, tout en incluant une quantité seulement modeste de viandes maigres et de produits laitiers. Par ailleurs, les aliments modifiés et autres grains et sucres raffinés en sont totalement absents, tandis qu’ils sont incontournables dans le schéma alimentaire occidental. De plus, dans les régimes dits traditionnels, un grand nombre de ces ingrédients non modifiés sont fermentés grâce à des procédés naturels, et font de ce fait double emploi puisqu’ils jouent également le rôle de probiotiques naturels.

L’idée selon laquelle des bonnes bactéries influeraient non seulement sur ce que le système digestif absorbe et digère, mais affecteraient également le degré d’inflammation présent dans votre corps ainsi que vos humeurs et votre taux d’énergie, parait peu plausible pour certain mais gagne de plus en plus de popularité parmi les chercheurs.

Nutrition et psychologie : mais qu’est-ce que cela signifie pour moi ?

Commencez d’ores et déjà à prêter meilleure attention à la façon dont vous vous sentez selon les aliments que vous consommez, pas simplement sur le moment, mais le jour suivant également.

Et pourquoi ne pas donner sa chance à un régime plus sain pendant quelques semaines, en commençant notamment par éliminer les grignotages - des pulsions souvent assouvies à grands renforts de sucres cachés et autre aliments modifiés - et en remplaçant le tout par des collations saines ?

En cette période où le bien-être et la nutrition vont s’avérer être primordiaux, réduisez les aliments modifiés, sucres et grains raffinés et commencez à réintroduire de vrais aliments sains à votre régime… vous en constaterez très vite les bienfaits !


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